Une collection très privée #ParisFaceCachée

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Au cœur du 13ème arrondissement, dans une rue ne payant pas de mine, se cache une galerie d’art contemporain réservée aux amis de Chiara et Steve Rosemblum. Qui sont ces riches collectionneurs ? Le fondateur de Pixmania et sa femme. Ce qu’ils aiment ? accompagner de jeunes artistes contemporains. Comment font-ils ? Ils font visiter leur intérieur au public, la galerie étant pensée comme une extension de leur appartement. Le seul problème, les visites sont généralement très très privée…. mais grâce à Paris face caché nous avons eu la chance de participer à l’une d’elle.

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En rentrant dans l’entrepôt qui fait office de galerie, nous quittons les immeubles et les bruits de la rue pour l’atmosphère feutrée d’un sas noir et blanc avec comme perspective un cadre noir qui a l’air de flotter dans le vide. En se rapprochant, on distingue que le tableau est fait de bande noire de film en plastique. Notre guide nous demande de prendre une grande respiration, de souffler, et surprise, le tableau se met en mouvement, et dévoile l’affiche du film la fureur de vivre.. Belle réflexion de l’artiste Gregor Hildebrandt sur le contenu de l’œuvre d’art et sa capacité à perdurer dans le temps.

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Après cette première surprise, deuxième choc, un immense cube en verre nous attend dans la salle suivante. En se rapprochant, des miroirs adroitement disposés donnent une sensation de vide infini. Les amateurs de film d’horreur y verrait une référence; trompeuse cependant car l’artiste, Matthew Day Jackson, s’appuie plus sur l’histoire de l’art américain que sur des séries Z. Ce cube contient en réalité un abri anti-atomique, décoré à l’intérieur de multiples références artistiques.

A peine sorti du cube, nous tombons cette fois nez à nez avec un peintre afro américain tout de blanc vêtu. Ce n’était pas le peintre oublié qui finissait son vernissage mais une sculpture ultra réaliste de Duane Hanson (que vous connaissez peut-être pour sa supermarket lady, symbole de la société de consommation). A moitié roi africain tenant son rouleau comme un sceptre ou salarié exploité prêt à se révolter, ce house painter attire forcément l’attention du spectateur.

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La visite se poursuit avec d’autres oeuvres originales (la locomotive couverte de sang « trophy hunter », ou les toiles couvertes de chewing gum de Adam Mac Ewell) et nous concluons notre tour par la découverte d’un artiste français Antoine Aguila, dont les oeuvres sont souvent travaillée, puis retravaillées, enregistrée puis réenregistrée. Joli métaphore du verre qui sort de l’écran de la télé et vient envahir la pièce, montrant probablement que l’image colonise bien plus que l’on ne le pense notre espace vital et nos pensées.

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Après cette parenthèse totalement dépaysante, le retour à la réalité parisienne est un vrai choc. Je ne peux que vous recommander d’aller visiter le site http://rosenblumcollection.fr/ et de réserver une des visites privées, pour vous confronter à toutes ces œuvres originales !

Article rédigé par Guillaume

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